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Rentrée 2021 à Paris : comment se projeter ?

Article publié le jeudi 11 février 2021
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Rentrée 2021 à Paris : comment se projeter ?

A l’occasion de ce CDEN, nous allons pouvoir nous projeter pour la rentrée 2021 voire peut-être au-delà.

Nous actons positivement la proposition du Directeur d’académie faite aux représentant.es des personnels de l’Education de travailler à l’offre scolaire publique sur le territoire parisien. C’est une revendication que nous portons de longue date. Nous avons entendu que nos regards seront croisés en d’autres lieux avec la Mairie et les représentant.es des parents d’élèves. Peut-être arriverons-nous à un consensus, ou pas. En tous les cas, on ne peut plus en rester à déplorer tous les ans la baisse des effectifs dans le Primaire, préfigurant ceux de nos collèges, et constater l’augmentation du recours au Privé des familles, sans réagir de manière coordonnée et ce, sur un plan pluriannuel.

Autre sujet de projection, l’Education prioritaire. Nous serons attentifs à la présentation pour pouvoir vous faire part de nos constats et lignes rouges si évolution il y a. Dans tous les cas, nous sommes attachés au cadre national de l’Education prioritaire.

La recherche des implantations des dispositifs, aussi différents que nécessaires, que sont les ULIS, UPE2A et Unités Autisme doit prendre corps dès maintenant. Toutefois, il faut que ce CDEN soit un point de départ pour sonder les équipes pour la rentrée 2022 avec une réelle campagne de
prospection. D’un côté, faire des choix dans la précipitation pour un effet d’affichage pour la rentrée 2021 en actant les décisions qu’en juin n’est plus possible. De l’autre, les équipes qui sont prêtes depuis longtemps doivent enfin être entendues et rassurées pour s’organiser dès à présent.

Pour pouvoir parler carte scolaire, il faut avoir une idée des effectifs de l’an prochain. Les équipes se sont interrogées sur la pertinence d’avoir reculé les inscriptions des familles au mois d’avril, alors que c’est en février que nous discutons des prévisions pour l’an prochain.

Au regard des mesures proposées, les manques les plus flagrants pour l’UNSA Education sont l’absence de création de postes de remplaçant.es et de membres du RASED. Les postes de référent.es créés l’an derniers sont nécessaires mais pas suffisants au profit du nombre de dossiers à suivre.

Dans les services, les effets de la Covid et de la loi Transformation de la Fonction Publique se font sentir. Les effectifs sont réduits et nos différent.es réprésentant.es en CAP ont de plus en plus de mal à obtenir des réponses. Espérons que l’ambition sur la RH de proximité permette de trouver des
solutions pour chaque corps de métier et nous donner des gages sur la qualité du dialogue social. Si le pari de l’académie réussit, alors cela s’en ressentira sur la qualité du service public que nous rendrons à nos élèves, nos jeunes et leurs familles.

Dans le second degré, nous constatons déjà les nombreux problèmes liés à la réduction de la DHG avec les retours des établissements. Cela crispe les équipes et sommes inquiets sur la montée des tensions pour le mois de mars.

A propos de la situation sanitaire dans l’académie, il faut prendre au sérieux les alertes passées par les médecins scolaires et nos collègues du SNMSU UNSA en leur qualité de médecins de santé publique. Elles doivent être examinées par nos autorités. Les médecins disent constater une augmentation importante des cas avec l’apparition du variant sur la semaine dernière. Il faut que les mécanismes de fermeture de classes, d’écoles ou d’établissements soient appliquées et clarifiées. Le CHS-CT d’hier ne nous a apporté qu’une partie des réponses car nombre d’inconnues sur la situation à venir post congés scolaires subsistent. Il y a peut-être des marges possibles dans la diminution des jauges d’élèves présents avec de l’hybridation en collège par exemple pour pouvoir respecter le protocole et la distanciation en particulier à la cantine. Le vœu au conseil de Paris apportera aussi des réponses si le renforcement du ménage est opérationnel rapidement. Les absences non remplacées sont toujours un sujet. Le recours aux ATSEM pour y palier en maternelle ne permet pas d’aider au respect des gestes barrières. Ils sont à faire de plus en plus fréquemment au fur et à mesure mises à jour des protocoles. Seul.es les enseignant.es ne peuvent y arriver.
En tous cas, il est nécessaire que l’Académie et la Ville partagent, au-delà des ressentis et vécus locaux, des chiffres et des études précises.

Si les écoles, collèges, lycées devaient fermer ce seraient certainement pour plus longtemps que la période de vacances et s’accompagnerait certainement d’un confinement strict avec toutes les conséquences négatives pour nos jeunes et pour l’économie. Pour l’UNSA Éducation nous préférons voir les écoles, collèges, lycées rester ouverts si la situation sanitaire le permet. Mais si l’évolution amène à des décisions différentes et que ce scenario devient inévitable avec le développement des variants alors il faudra qu’il ait été anticipé et qu’on envisage dès maintenant tous les aspects et les conséquences sur la continuité pédagogique, les examens, l’accueil des personnels prioritaires… avec des consignes claires et transmises aux personnels avant les médias. Les personnels sont aussi demandeurs d’une cohérence des protocoles sur les temps scolaires et périscolaires. Nous espérons que le rdv hebdomadaire proposé par le Directeur d’académie sera une piste pour répondre à cela.

En conclusion, l’UNSA Education souhaite que nous prenions soin du dialogue social autant que nous devons prendre soin de chacun d’entre nous, afin de continuer de relever les défis que nous imposent cette pandémie qui est loin d’être finie.

Vos représentants en CDEN



 
 
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