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Déclaration liminaire de l’UNSA CIEN 25 juin 2019

Article publié le mardi 25 juin 2019
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Quels crédit(s) ?


L’UNSA s’interroge sur le crédit accordé à cette réunion statutaire par une partie de la présidence, non présente à l’ouverture de cette instance d’ailleurs. Autant, nous pouvons prendre acte que 3 CIAEN se seront
tenus cette année, autant, nous dénonçons qu’aucune réunion préparatoire n’ait eu lieu avec l’Unité lycée depuis septembre 2018. Quel est la vision du
dialogue social dans la gestion et la politique menée dans nos lycées ?
N’avons-nous pas démontré par le passé, y compris récent, que l’intelligence
collective, associant région et acteurs.trices de terrain, rendait aux usagers
un service public de meilleure qualité avec des conditions de travail anticipées ?


Un exemple avec les manuels numériques :


Les grands principes ont certes été présentés, mais tout est fait
dans la précipitation, à quelques semaines des congés. Nous n’avons aucune visibilité sur la faisabilité concrète (logiciel de prêts et procédures de gestion en EPLE, équipement des salles de classe pour septembre…). On peut comprendre que la région reprenne la main sur ce dossier vu la masse qu’il y a à gérer mais il n’y a aucune anticipation quant à l’opérationnalité de la chose. A l’UNSA, nous ne sommes pas opposés à l’utilisation d
es manuels numériques qui peuvent être un atout. C’est, à notre sens, un sujet qui concerne toute la communauté éducative : enseignant.e.s, personnels de direction et d’inspection, gestionnaires, parents, élèves. On a le sentiment d’être passé à côté d’un débat de fond sur les manuels.


 


Pour terminer avec les sujets généraux, un mot de la territorialisation. Même si les directives ministérielles ont évoluées depuis septembre dernier, l’UNSA est tout de même en attente d’une visibilité sur le calendrier et les perspectives de ce qu’il reste à faire.


Notre préoccupation, encore valable à ce jour, est le respect des adéquations vie pro/perso des agents, tout en conservant la qualité du service public rendu. Y aura-t-il concertation dans nos instances ?


 


Sur les points à l’ordre du jour :


1 et 2 : crédits matériels, fonciers et humains


 


Où en sont les promesses et les engagements ?


Certaines communes ont fait le triste constat que les postes promis
n’arrivaient pas.


Avons-nous bien calibré dans le 91, 93 ou encore 95 selon les pics
démographiques en collège constatés et non anticipés ? Ne pas prévoir
d’opérations significatives dans ces zones nous inquiète fortement.


Encore une fois, quelle qualité de service public offre-t-on lorsque,
par exemple, les structures que l’on ouvre ou étend à n-1 grossissent sans y
affecter plus de personnels, tant dans d’encadrement, que de gestion ou
pédagogique ?


Nous ne sommes pas opposés à cette liste mais si les postes ne suivent
pas, à quoi sert-elle ? Ne mettons-nous pas sciemment les personnels en
difficulté dans l’exercice de leurs métiers respectifs ?


 


Nous avons des exemples concrets de lycée dans lesquels des représenant.e.s de la région sont venu.e.s promettre des investissements pour des questions de sécurité mais rien n’est venu et on ne les a même pas traités dans cette
instance. Si la région ne peut assumer ce type de dépenses, qu’elle n’en fasse
pas la promesse aux équipes des EPLE.


 


Quant au réseau des lycées, nous demandons toujours une visibilité à N+1-2-3 par rapport aux potentielles fusions d’établissement, ou diverses autres réorganisation afin, que les personnels puissent se projeter tant du point de vue pédagogique que logistique.


La région récupère 12 lycées municipaux parisiens mais nous sommes encore et toujours dans le flou, et les personnels concernés n’en reviennent pas de ce silence prolongé.


 


Pour finir sur ce sujet, la période de canicule qui s’ouvre montre bien que le bâti des lycées doit être revu avec cette caractéristique, même si ce n’est que sur une courte période de l’année.
L’exemple de ce mois de juin montre que cela peut arriver plus tôt dans
l’année. Il faut donc lancer un débat sur la préservation de la qualité de vie
au travail des personnels et des élèves dans les lycées par temps de canicule
et envisager les travaux qui vont avec. A termes cela peut même impacter les épreuves comme on peut le voir pour le Brevet, et ce, malgré le nouveau calendrier de passation du Baccalauréat, quoique l’on pense de la réforme par ailleurs.


 


Points 3 et 4 sur l’enseignement professionnel initial et continu


Sur les campus des métiers, l’UNSA a pris acte de la présentation faite au Crefop du 20 juin sur le projet Art et Patrimoine. Une interrogation subsiste : la mise réelle en réseau de tous les établissements. Par exemple, ils sont très nombreux dans le 1er projet aéronautique. Dans le 2ème, art et design, en revanche, on voit un prédominance des établissements parisiens. Ce n’est pas très équilibré par rapport à la région francilienne. Enfin, pour le 3ème  projet, il n’y a pas les établissements concernés. Est-ce parce qu’il est moins abouti ?


Sur le fond, l’UNSA l’avait déjà dit ici, la démarche est intéressante dans le lien secondaire/supérieur.


 


Point 5 : crédits pour les lycées privés


On ne pourra pas vraiment dire que ce sont des établissements privilégiés par la Région au vu des sommes allouées, certes. Mais est-ce que la Région ne va pas au-delà de ses obligations légales en la matière ?


Par ailleurs, des départements contractualisent davantage les établissements privés. Un exemple sur Paris : on modulera les aides aux collèges privés sous contrat d’association en fonction du respect de critères de mixité sociale par ces établissements. C’est peut être aussi une piste à explorer ?

Dans tous les cas, l’argent fourni aux lycées privés
pour ces opérations sera autant d’argent qui ne sera pas versé aux lycées
publics.


L’UNSA
sera toujours force de proposition. Toutefois, si elle doute de la sincérité
apportée au dialogue social et en constate les effets néfastes sur les élèves et les personnels, elle s’opposera aux propositions de la région ou de notre employeur.



 
 
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